Data, formation digitale et quête de vérité

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La digitalisation de notre monde est déjà bien avancée, preuve en est les demandes que nous recevons chaque jour qui concernent de plus en plus des renouvellements de systèmes : les primo accédant au digital se font de plus en plus rare ! Il n’a échappé à personne que cette digitalisation de grande ampleur nous a fait basculer dans le monde des données, de l’information, de la data.

De la volonté de tracer à celle de comprendre

Très tôt, la formation digitale s’est intéressée aux données ; dans les années 90 on parlait de traces, de tracking, pour désigner le fait de pouvoir disposer d’une (petite) visibilité sur l’activité des apprenants. Pendant longtemps, nous nous sommes contentés de regarder le statut de complétion (le cours a-t-il été suivi ?) et le temps passé (en combien de temps ?). Pour être tout à fait honnête, nous avons croisé beaucoup de personnes qui se satisfaisaient de savoir que ces traces existaient… En tous cas, ce sont bien les standards techniques permettant cette traçabilité qui ont façonné notre industrie et en partie la pédagogie : AICC puis SCORM pour les principaux.

Ce qui n’est pas mesurable n’existe pas
Depuis quelques années, la formation digitale a cherché à se libérer des contraintes pédagogiques imposées par la technique. La démarche xAPI a pour ambition de permettre à l’apprenant de sortir du LMS et d’apprendre tout au long de sa journée, de ses activités, de sa vie… tout en continuant à tracer ce qui ne l’était pas jusque là. Sans entrer dans la technique, si ces (encore nouveaux) standards apportent peu aux activités classiques de elearning, ils ouvrent des possibilités extrêmement enthousiasmantes concernant tous les nouveaux usages à un moment où le savoir s’est échappé du nid douillé qui était le LMS. Un parcours de formation peut débuter par une réunion plénière, se poursuivre par des vidéos à consulter sur une plateforme dédiée, puis une classe virtuelle et un passage à la mise en pratique par des simulations sur site, chaque étape générant des données et des traces enregistrées.

Juste une illusion ?
Comme on le constate dans l’actualité, la présence de données en grande quantité nous donne l’illusion que nous pouvons tout maîtriser, que celles-ci doivent nous permettre d’éclairer la réalité qui jadis restait dans l’ombre. Les données ont nourri notre quête de vérité en nous faisant croire qu’enfin elles nous y donneraient accès.

Mais concrètement ?
Concrètement, la donnée nous permet bien d’y voir plus clair et donc de prendre aussi des décisions plus pertinentes et de faire des corrélations qui nécessitaient avant une sacrée dose d’intuition. C’est là tout le bénéfice de la démarche. Quelques exemples appliqués à la formation digitale :
D’un point de vue microscopique : telle question fait remonter un faible taux de réussite ? Peut être s’agit-il de la formulation, de la formation préalable… ou peut être d’un facteur externe : l’affichage sur un type de terminal masque la bonne réponse.
D’un point de vue du parcours : le taux d’abandon à telle étape est élevé ? Peut être que la marche avec l’étape précédente est trop haute… ou peut être que la mise en place d’un autre parcours par une autre division vient complètement rendre obsolète les étapes suivantes.

Nous avons tous une plus grande facilité à nous projeter et à nous approprier des concepts une fois que nous avons pu en observer des applications concrètes (on parle de démarche inductive). Pour cela, nous reviendrons à l’avenir avec quelques retours d’expériences sur l’utilisation des données de formation digitale. Et bien sûr, nous sommes preneur de vos expériences : quelle est la plus belle exploitation de vos données de formation que vous avez pu faire ?

Pour en savoir plus :

E-learning : pourquoi la norme xAPI devient-elle très courante ?

Crédit photo: pexels.com

 

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