Définir et mesurer le succès du digital learning au sein d’une entreprise

Formation digitale

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Définir et mesurer le succès du digital learning au sein d’une entreprise

Solunea

Les outils du digi­tal lear­ning sont deve­nus indis­pen­sables dans les stra­té­gies de for­ma­tions de nom­breuses entre­prises. En effet, ces outils offrent un modèle recon­nu et stan­dar­di­sé per­met­tant d’ac­croître les com­pé­tences des col­la­bo­ra­teurs  et d’é­lar­gir la base de connais­sances glo­bale d’une entreprise.

Le digital learning en entreprise

Cepen­dant, bien que les avan­tages asso­ciés à l’e-lear­ning soient géné­ra­le­ment bien com­pris, de nom­breux chef de pro­jet for­ma­tion ont du mal à com­prendre com­ment mettre ces avan­tages à pro­fit dans leurs propres pro­jets Digi­tal Lear­ning. Dans cer­tains cas, le pro­blème serait lié à la mise en œuvre ou à la moti­va­tion des col­la­bo­ra­teurs face à ces nou­velles méthodes de for­ma­tion. Dans beau­coup d’autres cas, c’est sim­ple­ment un manque de com­pré­hen­sion des metrics à surveiller.

Étant don­né qu’une for­ma­tion digi­tal lear­ning effi­cace aura une vraie inci­dence au sein d’une entre­prise… il est essen­tiel pour les orga­ni­sa­tions de sou­te­nir ces stra­té­gies d’ap­pren­tis­sage à long terme tout en ayant une approche cohé­rente pour suivre les pro­grès vers des objec­tifs qua­li­ta­tifs et quan­ti­ta­tifs, en met­tant l’ac­cent sur les bons indi­ca­teurs clés de per­for­mance (KPI).

Quelles sont les metrics à prendre en compte ?

À l’heure actuelle, l’un des plus grands pro­blèmes ren­con­trés par les entre­prises qui sou­haitent mesu­rer le suc­cès d’une for­ma­tion en e‑learning, c’est de com­prendre plei­ne­ment les KPI sur les­quels ils devraient se concentrer.

Une étude récente d’Ex­pand­Share, publiée par The eLear­ning Guild, a révé­lé que 87,5% des orga­ni­sa­tions ont sui­vi les taux de réus­site de leurs modules, mais seule­ment 64,7% ont envoyé des ques­tions d’é­va­lua­tion pour tes­ter les don­nées res­tées en mémoire des appre­nants et seule­ment 65,2% ont éva­luées la satis­fac­tion de l’apprenant.

En outre, seule­ment 49,1% des orga­ni­sa­tions ont éva­lué si les appre­nants ont trou­vés leur for­ma­tion utile, ce chiffre tombe à 28,6% lors­qu’il s’a­git de savoir si les appre­nants ont appli­qué les notions apprises pen­dant le module dans le cadre de leur tra­vail quotidien.

Dans un autre son­dage mené par Towards Matu­ri­ty, a indi­qué que si 71% des entre­prises sui­vaient les taux de réus­site de leur appre­nants, seule­ment 19% ont ana­ly­sé la réduc­tion du temps d’ap­pren­tis­sage et moins de 12% ont sur­veillé les amé­lio­ra­tions de la pro­duc­ti­vi­té et seule­ment 10% ont exa­mi­né les don­nées concer­nant le retour sur inves­tis­se­ment (ROI).

Adopter une vision globale

En gar­dant une vision obtuse sur l’im­pact des pro­grammes e‑learning, ces entre­prises auront du mal à avoir une vision claire de leurs objec­tifs de for­ma­tion et s’ils ont été atteints ou non.

Une for­ma­tion réus­sie peut avoir un impact finan­cier impor­tant en termes de ROI, de béné­fices et de reve­nus, ain­si que des avan­tages qua­li­ta­tifs pour la réten­tion du per­son­nel, la satis­fac­tion du client, l’in­no­va­tion et l’ef­fi­ca­ci­té… Les entre­prises doivent donc tra­vailler en étroite col­la­bo­ra­tion avec les four­nis­seurs d’e-lear­ning afin de s’as­su­rer que tous les KPI per­ti­nents sont surveillés.

Le choix du LMS peut donc jouer un rôle déter­mi­nant. En effet, ces outils peuvent regrou­per toutes les metrics per­ti­nentes (les com­men­taires et les attentes des uti­li­sa­teurs, les niveaux de réa­li­sa­tion, les chan­ge­ments de com­por­te­ment et l’im­pact final) dans un seul et même système.

Il est éga­le­ment essen­tiel de s’as­su­rer que toutes les par­ties concer­nées au sein de l’en­tre­prise aient bien com­pris les objec­tifs du pro­gramme d’ap­pren­tis­sage, en com­men­çant par le haut vers le bas de l’or­ga­ni­gramme. Après tout, si les chefs d’en­tre­prise ne sont pas enga­gés dans le pro­ces­sus et délèguent ces res­pon­sa­bi­li­tés à un ser­vice for­ma­tion débor­dé, cela sera plus dif­fi­cile d’at­teindre les objec­tifs et avan­tages glo­baux qu’un pro­jet de digi­tal lear­ning peut gérer.

Cré­dit pho­toSource