Comment réaliser un quizz dans une formation e‑learning ?

Formation digitale

6 minutes

Comment réaliser un quizz dans une formation e‑learning ?

Yann Lescurat

Les quiz sont très sou­vent uti­li­sés comme outil de vali­da­tion des acquis à la fin d’un module de for­ma­tion e‑learning. Et les appre­nants sont en géné­ral friands de ce type de ques­tions qui aident à pas­ser à niveau supé­rieur en leur per­met­tant de véri­fier qu’ils ont bien com­pris ce que l’on atten­dait d’eux. Mais com­ment iden­ti­fier les dif­fé­rents types de ques­tions et com­ment les uti­li­ser à bon escient ? Si le sujet a l’air simple de prime abord, il en est tout autre. Quelques pistes de réponses dans cet article avec 6 formes de questions !

 

1. Quiz à Choix multiples pour module de formation e‑learning

Les ques­tions à choix mul­tiples sont bien connues de tous, et elles sont en plus extrê­me­ment effi­caces pour tes­ter les appre­nants sur le conte­nu du module. On dis­tingue 2 sous caté­go­ries : les Ques­tions à Réponses Uniques (QRU) et les Ques­tions à Réponses Mul­tiples (QRM) selon que l’on attend ou non de l’apprenant un ou plu­sieurs choix cor­rects. Ce type de quiz pro­pose plu­sieurs réponses pos­sibles à une seule ques­tion, les autres réponses sont une simple distraction. 

Bien que cela puisse vous sem­bler simple de créer des ques­tions mul­tiples, le choix des pro­po­si­tions est impor­tant : si vous n’êtes pas pru­dent, vous allez plus tes­ter la capa­ci­té de déduc­tion de vos appre­nants que leurs connais­sances réelles sur le sujet. 

Bien qu’il soit impor­tant pour les appre­nants d’avoir des com­pé­tences de rai­son­ne­ment déduc­tif, ce n’est géné­ra­le­ment pas direc­te­ment lié aux objec­tifs de la for­ma­tion en ligne. Pour évi­ter ce genre de désa­gré­ment, posez une ques­tion directe. La Van­der­bilt Uni­ver­ty vous donne aus­si des conseils pour rédi­ger de bonnes ques­tions à choix multiples. 

2. Quiz oui ou non en digital learning

Le oui ou non est un des for­mats de réponse les plus popu­laires. En effet, il vous suf­fit de poser une ques­tion fer­mée à laquelle l’ap­pre­nant n’a pas d’autres choix que de répondre oui ou non. Par exemple :

- Est-ce auto­ri­sé d’entrer dans l’en­tre­pôt avant votre superviseur ?

- Est-ce que trois minutes sur chaque côté suf­fisent à faire cuire un steak haché ?

Pen­sez aus­si à uti­li­ser la variante Vrai – Faux.

3. Question ouverte

Les ques­tions ouvertes sont les plus utiles si vous vou­lez plus que des réponses pré­fa­bri­quées et que vous vou­lez savoir exac­te­ment ce que pensent les appre­nants à pro­pos d’un sujet. Ces ques­tions peuvent aus­si être uti­li­sées pour obte­nir une réflexion créa­tive de la part de vos col­la­bo­ra­teurs. Les ques­tions ouvertes sont intrin­sè­que­ment ouvertes, il est donc impor­tant d’être très clair sur ce que vous deman­dez, car ce type de ques­tions ouvre le champ des possibles.

Pour l’apprenant, une des dif­fi­cul­tés est de bien com­prendre ce que l’on attend de lui. Ain­si, pen­sez par exemple à pro­po­ser un nombre de mots maxi­mum pour la réponse.

Pour le for­ma­teur, la dif­fi­cul­té réside dans la cor­rec­tion : dif­fi­cile d’automatiser celle-ci comme dans le cas des QCM. Pour limi­ter la charge de tra­vail des for­ma­teurs, vous pou­vez mettre en place un sys­tème de cor­rec­tion par les pairs (peer assess­ment en anglais), comme cela est pra­ti­qué notam­ment dans les MOOCs.

4. Question à trou dans un module elearning

Les ques­tions à trou exigent que les appre­nants aient la réponse exacte, c’est donc un moyen presque infaillible d’évaluer des connais­sances, car il y a peu de place pour la chance. Une fois que vous savez exac­te­ment les mots clés que vous sou­hai­tez obte­nir, rédi­gez ensuite une ques­tion à trou sans aucun indice. Un exemple offert par le minis­tère de l’É­du­ca­tion de l’État du Kan­sas est le suivant :

Tous les atomes ont une par­tie cen­trale nom­mée le ____________”

Notez l’u­ti­li­té de cette approche pour les situa­tions dans les­quelles l’utilisation d’une expres­sion exacte est cruciale.

Atten­tion, si vous sou­hai­tez mettre en place une cor­rec­tion auto­ma­tique de ce type de ques­tions, vous devez essayer d’imaginer tous les cas de figure que vous pour­riez consi­dé­rer comme des réponses justes (réponses avec ou sans majus­cule, fautes d’orthographe « acceptables »…).

Atten­tion aus­si si vous pro­po­sez un texte avec plu­sieurs trous à rem­plir : dans le cas d’énumération l’ordre des réponses peut – ou pas – avoir une impor­tance… et donc une influence sur la correction.

Si vous sou­hai­tez pro­po­ser un texte à trou plus simple pour les appre­nants, pro­po­ser la liste des mots dans le désordre au sein de l’énoncé est aus­si une solution.

5. L’association

L’association (mat­ching en anglais), c’est un peu le même prin­cipe que les ques­tions à trou, mais avec des indices. Cela donne l’opportunité aux appre­nants d’aller un peu loin, et c’est une bonne approche si vous vou­lez don­ner aux appre­nants plus de temps pour absor­ber un module. Dans ce type de ques­tion, vous devez four­nir plu­sieurs phrases ou concepts avec plu­sieurs mots, et l’ap­pre­nant doit asso­cier avec le mot qui convient avec telle phrase ou tel concept.

6. Les définitions

Vous pou­vez uti­li­ser deux méthodes pour écrire des ques­tions sous forme de définition : 

- Vous pou­vez pro­po­ser plu­sieurs défi­ni­tions et plu­sieurs mots pos­sibles et l’apprenant doit asso­cier les défi­ni­tions correspondantes,

- Vous pou­vez aus­si lais­ser l’apprenant uti­li­ser ses propres mots pour défi­nir un mot ou un concept.

Ce der­nier for­mat est adap­té si vous êtes vrai­ment à la recherche de la maî­trise par­faite d’un sujet, et le pre­mier est plus adap­té si vous sou­hai­tez conso­li­der des connaissances.

Source : Vous avez désor­mais toutes les pistes pour écrire de bonnes ques­tions et réa­li­ser un quiz effi­cace. Que vous expé­ri­men­tiez le mobile lear­ning, que vous créiez vos for­ma­tions en ligne sur Power­Point, que les appre­nants soient super­vi­sés ou se forment sur leur propre temps, les quiz (comme les serious game) sont un puis­sant moyen d’emmener l’ap­pren­tis­sage au niveau supérieur.