Formation digitale

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Comment promouvoir un module de digital learning ?

Solunea

Depuis quelques années, un constat s’impose : les sala­riés de grands groupes ont ten­dance à ne pas ter­mi­ner leurs modules de for­ma­tion. Com­ment les inci­ter à suivre jus­qu’au bout la for­ma­tion ? Quels outils peut-on mettre à pro­fit pour pro­po­ser une for­ma­tion attractive ?

N’hé­si­tez pas à prendre contact avec notre équipe pour décou­vrir nos solu­tions pour pro­mou­voir vos modules de for­ma­tion en digi­tal learning.

Des formations vides de sens

Il est de cou­tume dans les grands groupes de “pro­po­ser” aux sala­riés des jours de for­ma­tion obli­ga­toires. Bien enten­du, ce para­doxe a une influence non négli­geable sur la baisse de moti­va­tion des appre­nants à aller au bout de leurs modules de for­ma­tion. Les for­ma­tions obli­ga­toires prennent du temps et de l’énergie ou sont par­fois sans réel rap­port avec les aspi­ra­tions ou les pré­oc­cu­pa­tions quo­ti­dienne des sala­riés. Les for­ma­tions pres­crites occupent une place très (trop) impor­tant dans les plans de for­ma­tion individuels.

Ces for­ma­tions sont en réa­li­té une simple réac­tion aux nou­velles contraintes régle­men­taires à assi­mi­ler, aux évo­lu­tions des métiers, des pro­duits, etc.. De bonnes rai­sons en appa­rence mais qui n’offrent pas de pers­pec­tive d’évolution et sont davan­tage utiles à l’employeur qu’au sala­rié. Une réponse à court terme aux réels besoins des employés…

For­cé­ment, le manque d’implication se fait res­sen­tir et la for­ma­tion est davan­tage appré­ciée pour le buf­fet ou le dépay­se­ment qu’elle offre (quelques jours à l’hôtel dans une autre ville) que pour son conte­nu. Les appre­nants sont pas­sifs, désen­ga­gés et au final peu réceptifs.

Le réel pro­blème est que les objec­tifs de for­ma­tion, le conte­nu et le temps néces­saire à l’acquisition de nou­veaux savoirs ou com­pé­tences sont défi­nis par l’entreprise et que l’apprenant ne dis­pose d’aucune marge de manœuvre. Or, il est impor­tant pour ces der­niers de se sen­tir valo­ri­sés et de voir une réelle fina­li­té aux pro­grammes de for­ma­tion pour s’impliquer réellement.

Comment réussir à motiver les apprenants ?

Avec la mul­ti­pli­ca­tion des outils numé­riques de for­ma­tion, les appre­nants sont de plus en plus ame­nés à pra­ti­quer l’autoformation. Cepen­dant, il existe quelques condi­tions qui peuvent aider dans cette démarche de for­ma­tion per­son­nelle et pro­fes­sion­nelle en entreprise :

  • Pro­po­ser un pro­jet indi­vi­duel : les objec­tifs de l’entreprise et ceux de la per­sonne doivent être com­muns, sinon l’apprenant aura sans cesse l’impression de “tout don­ner” pour l’entreprise sans contrepartie.
  • Mettre en place un contrat péda­go­gique via un entre­tien indi­vi­duel, afin de défi­nir ensemble les objec­tifs de la for­ma­tion, les res­sources mises à dis­po­si­tion, les délais ain­si que les méthodes d’évaluation.
  • Scin­der la for­ma­tion en deux, avec une phase en amont de la for­ma­tion qui per­met­tra à l’apprenant de pas­ser pro­gres­si­ve­ment d’une for­ma­tion “clas­sique” à une for­ma­tion en totale autonomie.

Pour le for­ma­teur, une adap­ta­tion peut aus­si être néces­saire. Il doit être capable de se posi­tion­ner en faci­li­ta­teur, de conce­voir des res­sources de for­ma­tion ludiques et de coor­don­ner toutes les acti­vi­tés béné­fiques à l’apprentissage. Pour ce faire, il doit uti­li­ser tous les outils dis­po­nibles, ceux conçus spé­ci­fi­que­ment pour la for­ma­tion mais aus­si d’autres qui per­met­tront d’ouvrir l’horizon de for­ma­tion : module e‑learning, vidéos, fiches, groupes pri­vés de dis­cus­sion sur les réseaux sociaux, etc.

Pour les appre­nants éga­le­ment, de nou­velles pos­si­bi­li­tés sont à tester.

La formation sur les réseaux sociaux

La for­ma­tion par les pairs est un excellent moyen de moti­ver les appre­nants est de faire en sorte qu’ils se motivent entre eux. Un élé­ment “ensei­gné” par un égal est per­çu dif­fé­rem­ment et pos­sède une bien meilleure consis­tance qu’un même élé­ment don­né par un formateur.

Pour la for­ma­tion par les pairs, le meilleur outil reste encore les réseaux sociaux et tout par­ti­cu­liè­re­ment les groupes Face­book. Ceux-ci offrent plu­sieurs avantages :

  • Des réponses aux ques­tions posées (ces mêmes ques­tions qu’on n’ose par­fois pas poser à un for­ma­teur) avec une aide réci­proque et une recherche de solu­tion à plusieurs.
  • Un échange d’informations et de conseils.
  • Un véri­table sou­tien psy­cho­lo­gique entre apprenants.
  • De la moti­va­tion, de l’émulation et l’envie de faire aus­si bien que les autres ou de se rendre compte que la réus­site est à por­tée de main.

Un réseau social comme Face­book uti­lise davan­tage les images que le texte ; il per­met une connexion ins­tan­ta­née et per­ma­nente de l’usager avec son réseau, ce qui rend l’apprenant plus effi­cace. De plus, de nom­breux liens sont sou­vent par­ta­gés dans un même groupe afin de conso­li­der ses connais­sances, d’approfondir un sujet ou tout sim­ple­ment pour se détendre.

Pour faire un paral­lèle avec les étu­diants d’université, un cher­cheur amé­ri­cain, James Aubry, a vou­lu mesu­rer aux Etats-Unis dans quelle mesure les étu­diants réus­sis­saient mieux lorsqu’ils étaient expo­sés à Face­book. Il a ain­si étu­dié deux groupes. Le pre­mier était com­po­sé de 40 étu­diants tra­vaillant avec Face­book, et l’autre de 64 tra­vaillant sans Facebook. 

De son étude est ain­si res­sor­tie que le groupe Face­book était par­ve­nu à trans­for­mer la moti­va­tion externe (pres­sions internes ou externes : exa­mens, gain pro­fes­sion­nel) en moti­va­tion interne (acti­vi­tés plai­santes, com­pé­ti­tives et qui accroissent le niveau de com­pé­tence) pour 8 étu­diants, alors qu’aucun des membres du groupe qui n’utilisait pas Face­book n’avait gagné en motivation.

La socia­li­sa­tion est un élé­ment très impor­tant de la for­ma­tion en ligne et donc de l’autoformation.

Les entre­prises ne doivent donc pas se conten­ter d’acheter des modules e‑learning et de les four­nir à ses sala­riés, au risque de les voir se démo­ti­ver très rapi­de­ment. Elles doivent éga­le­ment créer les condi­tions pour rendre les appre­nants plus auto­nomes dans leur for­ma­tion grâce à tous les outils évo­qués ci-des­sus. Le gain sera double : l’entreprise aura des sala­riés plus com­pé­tents et plus moti­vés et les sala­riés trou­ve­ront un véri­table inté­rêt, voire du plai­sir, à leur formation.

*Cré­dit pho­to : Pixabay